3h17 du matin.
La pluie frappe contre les vitres. Ou peut-être est-ce dans ma tête.
On m’a envoyé dans ce bal.
Encore des nobles. Encore des masques.
Toujours les mêmes jeux… mais cette fois, il y a un cadavre.
Le prince Armand Doline.
Mort.
Et personne ne transpire.
Ils dansent.
Ja… ils dansent tous.
Comme si la mort faisait partie du programme.
Comme si tuer… était une formalité sociale.
On m’a dit : “Quatre suspects.”
Quatre.
C’est trop peu.
Ou peut-être trop.
Parce que dans ce genre d’endroit…
-> tout le monde ment.
Même les murs.
Je fouille.
Un tiroir. Une lettre. Une note griffonnée par un agent disparu.
Disparu…
Hm.
Dans mon métier, ça veut dire mort.
Ou pire… oublié.
Chaque objet parle.
Mais jamais clairement.
Une bague déplacée.
Un mot effacé.
Un silence trop long lors d’une conversation.
-> C’est ça, les preuves ici.
Pas des cris.
Des détails.
Toujours des détails.
Je les écoute.
Ils parlent… mais ils ne disent rien.
Ils sourient… mais leurs mots sentent la peur.
Et moi je reste là, au milieu…
comme une ombre mal invitée.
Le plus dangereux ?
Ce n’est pas de trouver le coupable.
Non.
-> C’est de se tromper.
Parce qu’ici… accuser quelqu’un, ce n’est pas cliquer sur un bouton.
C’est condamner une âme.
Et crois-moi…
les innocents saignent aussi.
Ce jeu…
Il ne te donne pas d’indices.
Il te donne des doutes.
Et plus tu avances…
plus tu comprends une chose :
-> tu ne résous pas l’affaire…
tu t’enfonces dedans.
6h02.
Le bal touche à sa fin.
Les masques vont tomber.
Et moi ?
Je ne sais toujours pas si je cherche la vérité…
ou si je suis en train de la fuir.
Conclusion du dossier :
Démasqué…
ce n’est pas un jeu d’enquête.
C’est un piège élégant.
Tu entres pour trouver un coupable…
et tu ressors en te demandant si la vérité valait vraiment le coup.







